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EN VERS, ENVERS, EN VERT

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Fleur du mois de juin

Le vélo de la liberté

Le vélo de la liberté

Cheveux aux quatre vents, pédalant le matin,
Te faufilant parmi ces monstres de ferraille
Aux conducteurs assis sur coussins de satin,
Tu repenses à ce temps, à ce bébé qui braille,

Confiné dans ce tram, dans le métro bondé,
Où tous se bousculaient, à ce train qui déraille.
En santé est ce corps, jugement bien sondé,
Depuis que j'ai quitté ces malheureux espaces,
Où les gens broient du nord,leur esprit inondé.

Dès l'aube qui paraît, tes souliers tu laces,
Alors qu'ils dorment tous, tu cours dans la pénombre,
Chantant entre tes dents, ton destin tu enlaces.
Ça c'est le vrai gros lot, toujours te suit ton ombre!

Lorraine Lapointe

On part pour l'été

Tanka des vacances


Tanka des vacances.

Chaleur de l’été,
A vélo vers les rivages.
Ma main dans ta main,
L’amour d’eau est un mirage,
Impossible liberté.

Yvon d'Ore.
( 2 juin 2016 )

Calcombe, me voici
Calbombe, me voici.

Bougie macabre, on se prosterne.
Silence convenu, prière demandée.
La mort siffle le silence impromptu.
Agenouillé, mains jointes, tête baissée.

Bougie d’anniversaire, l’applaudissement.
Le sourire égaie la vie, des cris charmants.
Des élans de sincérité autour d’une amitié.
On danse la farandole, quelle joie!

Bougie d’éclairage, vive assurance.
Il y a de la vie, de l’espoir, illumination.
Chaleur acceptée, une flamme solitaire.
J’en suis réjoui tel un enfant ébloui.

Souffler une bougie, un noir surprenant.
La mèche s’étouffe sans expression aucune.
L’intensité d’une morale déficiente, maladive.
Les yeux fermés, décadence, nonchalante.

Lumignon, faiblesse non recherchée.
Se savoir bougie quand même
Au-delà de l’incertitude.
S’allumer avec courage et persévérance.

André, épervier


Liberté (mots imposés)

Voie de liberté,
Loin de la chaleur des villes,
Tout près des rivages
Savourant l'amour de l'eau!

Je pars sans ta main,
Tu sais rien n'est impossible,
J'arrive au village

Sur le vélo des beaux jours.

(Lorraine)

Tanka du bord de l’eau
Tanka du bord de l'eau

Chaleur du matin
Un nénuphar, amour d'eau
S'ouvre en liberté

Sans ta main sous le ciel bleu
Impossible de rêver.

Ce miroitement
Comme deux pétales roses
Brille en bouton d'or

Ton cœur, floraison de vie
A vélo sur les rivages.

Béatrix@juin 2016
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La Seine

La Seine


La Seine a quitté son lit,
Elle veut visiter Paris.
Prendre un congé de huit jours,
Pour visiter ses faubourgs.

La Seine en a marre de son lit,
Elle aussi se la coule douce à Paris !
Et qu’en a-t-elle vu aujourd’hui ?
Que des quais, des ponts en gris

Madame s’offre un p’tit caprice,
Ah, elle veut contourner l’obélisque!
Se payer le Louvre, pour voir aussi
La Joconde, de Léonard de Vinci

La Seine a quitté son lit, je crois
Poussée par ces p’tits bras.
Ils ont fui leur lit, eux aussi,
Grossis par cette satanée pluie !

Pourvu qu’elle n’ait pas un jour l’idée,
Farfelue, cette curieuse, de rencontrer
Cette grande dame de fer, si adulée
La tour Eiffel, catastrophe assurée !

Paule © juin 2016

Le vélo de l'été


Le vélo de l’été (collectif en cours)

En enfourchant mon beau vélo
Pourvu qu’aujourd’hui il fasse beau
Me suis je dit à moi même
Pour une fois que je me promène (jeanyves53)


Le nez émoustillé, exacerbé
Par tous ces parfums de l’été
Sur la selle du vélo, Cheveux au vent,
Rien n’est plus beau en cet instant (Paule52)

La liberté absolue devant,
Presque, je plonge dans la mer.
J'oublie derrière les instants
Tristes ou chagrins, loin de l'enfer (Lorraine)

Heureusement, j'avais un frein
J'aurais plongé dedans la vague
Toute la plage rit en vain
Mon vélo m'a fait une blague ! (Béa)

Il est parti de bon matin
Pour retrouver sa blondinette
Sa bicyclette allait bon train
Son coeur heureux de voir Paulette (Flamme)
En forme de tanka (par Paule )

Joli nénuphar
Amour d'eau de la grenouille
En chaleur d'été

Posé là sur le rivage
Un vieux vélo

Sans ta main pour guide
Impossible le voyage
Vers la liberté

Grenouille replonge
L'eau fraiche est rassurante

Paule©juin2016


D'après l'image de Maryse (coco)

Il est bon ce nectar
Se disent les abeilles
On va enfin pouvoir
Récolter des merveilles

L'été nous on travaille
C'est notre occupation
Allons vaille que vaille
Butinons, butinons

Du miel pour nos lecteurs
ça leur fera du bien
L'hiver sera meilleur
dans le thé, c'est divin.

D’après l’image de Maryse (Flamme)
Jolie fleur d’ail qui s’offre au travail de l’abeille
Blanche et innocente fleurissant les jardins
Je perce l’herbe folle au printemps qui sommeille
Attirant le regard des tendres baladins

La première des fleurs, j’entrouvre mes ombrelles
Acceptant la venue de mes princes charmants
Ils ne se privent pas, et font vibrer leurs ailes
En un doux chant soyeux, devenant mes amants

Quand l’ondée du matin vient rafraîchir mes voiles
Je retiens la rosée au miroir fascinant
Les rayons du soleil m’habilleront d’étoiles
Je brillerai au ciel, à l’amour butinant

Mais la pluie vient gâcher mes trop jolis pétales
Je courbe ma couronne sous le poids de l’orgueil
La nature corrige un défaut en rafales
Punissant le pécheur, préparant son cercueil.

Les abeilles (Yvon d’Ore)

Les abeilles.


Les abeilles vois-tu ne sont pas des cigales,
Artistes elles sont mais travaillent aussi.
Elles ne mènent pas qu’une vie musicale,
L’avenir de la ruche est bien leur seul souci.

Pour la communauté chacune est fort utile,
Elles savent le beau le transformer en bon,
Veillent de leurs enfants à l’alimentation.
On peut aimer les arts sans se montrer futile.

De butiner les fleurs ce n’est pas des vacances,
Tout emplis de pollen ils sont lourds les paniers
Mais voler au soleil et se griser d’essences
Est quand même agréable on ne peut le nier.

L’abeille mon enfant c’est un passeur de vie,
C’est d’elle que dépend la plupart de nos fruits
Alors, quand on le peut, il faut la protéger,
La laisser bourdonner sur les fleurs en été.


Yvon d’Ore.
( 31 mai 2016 )

Cri d'amour

CRI D’AMOUR

Illuminée par ce chœur d’abeilles à la louange des fleurs,

s’apaise la rancœur.
La vie reprend ses aises

et le doux vent voyage dans mes cheveux.

Chevaux en filaments d’étoiles, en mon astre merveilleux!
Me nourrir d’humilité, de grâce et de beauté.

Imager mon espace endimanché.

Y faire danser les Fées, perles de rosée....
Que l’eau me prête son âme;

que je m’y abreuve à grandes lampées.

Que je puisse enfin expirer, à genoux sur les dunes,

les bras en croix, te regardant bien en face.

Aveuglée de tant de beauté, m’y noyer.
J’ai brisé mon collier; roulent mes larmes sur le plancher.

Oriflammes en mon cœur tourmenté.

Ardente chapelle offerte

à la célébration de ton Nom,

celui que l’on murmure dans un CRI!
Gisèle Prud’Homme, 10 juin 2016.


Pour la fleur je bourdonne

Pour la fleur je bourdonne

Je ne chante pour personne
Mais pour la fleur je bourdonne,
Ma chanson comme la brise
N 'est qu'un murmure qu’irise,
Le lilas chargé de grappes
Sa fragrance que l'on happe,
Sous la branche d'un tilleul
Girofle, jasmin, glaïeul.
J'aime tout ce qui est beau
J’ honore chaque rameau,
Roses, lys ou bien glycine
Pétales de capucine.
J'aime tout ce qui est bon
Je m'enchante d'un bourgeon,
D'une bribe de grenade
D'un philtre de limonade.
J'aime tout ce qui est doux
La pêche au bout de tes doigts,
La jolie fraise des bois.
Dis-moi gardienne des fleurs
Qui bourdonne sur nos cœurs
Tout ce nectar éternel
Ce trésor, cet hydromel,
Perdurera-t-il toujours
Sur la terre avec amour ?


Béatrix@juin 2016


La nature est amour (Maryse Mauroy )