Un monde en vers
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Le monde en vers fête la femme, la mère

 
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Nos sept muses du Forum
 



NOS SEPT MUSES


Il manquera toujours le terme légitime,
Approprié, précis, malgré le choix des mots,
Qu'il me plairait d'user dans le langage intime
Pour exprimer, formel, le fond de mes propos.

Mais qu'à cela ne tienne, au coeur je fais appel,
Pour suppléer ce qui au Verbe fait défaut,
Et ma sincérité est bien meilleur label,
Quand l'hommage est loyal, rendu comme il se faut.

Ma plume habituée au charme romantique,
Témoignant la douceur de tous mes sentiments,
Ne pouvait occulter un regard authentique
Sur nos Chères Amies en mes quiets jugements.

J'ai eu chance et bonheur de croiser mon chemin
Avec des gens que j'aime et aux probités rares ;
Dames de Poésie : formidable tremplin,
Où partage, amitié, se donnaient par hectares.

Beaucoup de probité, aussi d'attention ;
Un engouement superbe, et que de gentillesse ;
Équipe au Féminin : brillante impression !
Mesdames, aujourd'hui, à vous sept je m'adresse.

Les sept Muses sur neuf : quelle coïncidence !
Mirabelle, Manon, Maribel, Calyssio,
Flamme Noire, Fripou, et puis toi Marie-France :
Le "Mondenvertenvers" est un parfait joyau.

Vous êtes l'ossature, ainsi que le berceau,
De ce forum dont vous avez donné une âme ;
Je loue votre travail qui s'inscrit sous le sceau
Du gain de vos efforts que tout le monde acclame !

© ANDRÉ

En route pour l’éternité

Un an.. Maman que tu nous as quitté
UN AN, UNE SECONDE, UNE ETERNITE,
MAMAN QUE TU NOUS AS QUITTE !

C’était hier, hier de bon matin
Qu’a résonné ce coup de fil chagrin !
Dedans ma tête, toujours, ce souvenir martelé,
Mais non, hélas, un an déjà s’est écoulé !

Trois cent soixante-cinq longs jours que tu es partie,
Rejoindre ton amour, celui qui fût ton mari !
La vie, ton corps avait usé, brisé, malmené,
En ce matin, tes souffrances se sont terminées !

Au bord du chemin, seul tu m’as laissé,
Sans même le temps d’un au revoir, oiseau blessé !
Ton grand cœur, si généreux, de battre a cessé,
Te laissant, comme pantin désarticulé, cassée !

Ton souvenir, vivant, à jamais en mes pensées,
Tous les jours, a mes côtés tu demeures !
M’habituer à ta non-présence est insensé,
Pour moi, l’écho de ta voix résonne, jamais ne meurt !

Maman, repose en paix, tu l’as bien mérité,
La mort t’a privée de mon troisième petit-fils, fatalité !
Mais sois en sûre, de ton souvenir il va hériter,
Embrasse papa et soyez réunis pour l’éternité !

Ton fils, Jean-Yves ©
O, belle Annabelle!

 


''Un beau coeur de printemps, une âme très servile''!
C'est Monsieur le prêtre qui l'a dit en ce soir,
mais c'est un mensonge! Elle broyait le noir,
Sous le pilon des jours, sous son rire facile.

Elle est partie hier; sans un bruit, tranquille,
Sur les flots de la mer noyer son désespoir.
Sans un seul mot d'adieu, sans même un au-revoir...
Elle a fait naufrage; son corps sur la presqu'île.

Pour nous ses amis qui l'aimions tendrement,
Elle chatouilla nos coeurs de sa plume au moment,
Où son âme quitta cette vieille terre.

Tout là-haut dans le ciel des poètes maudits,
Elle écrit librement, chantant dans le parterre.
Entendez-vous son chant vibrant dans nos esprits?

© Mirabelle


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Maribel, marie-france

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Bonne fête Maman


Portrait fait par Marie-France

 

Elle était de ces temps (pantoum)
Elle était dans ces temps tel voilier dans l'orage,
Cherchant au creux des nuits l'étoile du berger,
Elle ressentait fort, au dangereux passage,
Cette angoisse de mort en son cœur émerger.

Cherchant au creux des nuits l'étoile du Berger,
Elle sentait monter dans la dense pénombre,
Cette angoisse de mort en son cœur émerger,
Qu'immobile, soudain, elle craignait son ombre.

Elle sentait monter dans la dense pénombre,
Ce sentiment de peur l'empêchant de bouger,
Qu'Immobile, soudain, elle craignait son ombre,
Et cherchait un trou noir pour contrer ce danger.

Ce sentiment de peur l'empêchant de bouger,
Elle oubliait sa soif et son estomac vide,
Et cherchait un trou noir pour contrer ce danger,
De tomber nez à nez sur cet homme impavide.

Elle oubliait sa soif et son estomac vide,
Tant elle redoutait depuis la nuit d'horreur,
De tomber nez à nez sur cet homme impavide,
Qui avait éventré sa mère avec fureur.

Tant elle redoutait depuis la nuit d'horreur,
De revoir le bourreau de ses sœurs de misère,
Qui avait éventré sa mère avec fureur,
Elle se laissait tomber la face contre terre.

De revoir le bourreau de ses sœurs de misère
Condamné par les lois devant un tribunal,
Elle se laissait tomber face contre terre,
En suppliant son Dieu d'abattre l'animal.

Condamné par les lois devant un tribunal,
le peuple envahisseur fut puni de sa rage.
En suppliant son Dieu d'abattre l'animal,
Elle était dans ces temps tel voilier dans l'orage.
© Elyse
LA VEUVE MALHEURS


Dans le village on la nommait la veuve,
On l'appelait aussi Dame Malheurs.
Venant de nulle part où d'ailleurs,
Sa vie était digne d'un roman-fleuve.

Son mari jamais revenu de la guerre,
Elle vivait comme s'il était là.
Sur la table restait son sous-verre,
Pourtant la bière n'y viendrait pas.

Elle avait eu un fils et une fille
Tous deux restés dans la grande ville,
Ils avaient oubliés leur pauvre mère.
On apprenait tout grâce à la commère.

La bouchère ne la voyait guère,
La veuve élevait un cochon par an,
Faisant son potager comme naguère
Avec toujours le même cardigan.

Une fois par mois passait le facteur,
Une lettre à la main pour son bonheur.
Elle vivait dans sa solitude,
Chaque geste devenu habitude.

Pourtant un matin un homme arriva,
Son pardessus avait très belle allure,
D'une main ferme à la porte il sonna
La veuve lui fit très belle figure.

Depuis ce jour, on ne vit plus la veuve.
Plus de cochon, plus de jardinage,
Dame Malheurs a fait un héritage.
Commère l'a vu traversé le fleuve.

Maribel ©

FETE DES MERES





FETE DES MERES
Cette femme qui ne parlait jamais plus haut
Que la note du do, là sur le carrelage.
Gisant dans la mare de sang, loin du feuillage
De l’arbre qu’elle aimait regarder près de l’eau.

Comme à l’accoutumée, s’affairant en cuistot,
Au milieu des chaudrons, les mets préparés tôt,
Pour sa bande d’hommes revenus du village:
La journée au café, conversations volages.

Son mari l’avait vu marcher près du cours d’eau,
Elle le démentit, il sortit son couteau.
Les fils applaudirent pour camoufler la honte!

Le mari justifié ne fut pas rapporté,
Que vienne justice contre ces mastodontes,
Hors de cet univers qu’ils soient tous déportés!


© Mirabelle

Hommage à mes tantes
 
A Lorraine et Jeanne d’Arc
Il me souvient de ces soirs,
Où on me racontait l'histoire.
Ah! si j'avais su que mémoire
Se dissipe dans le noir...

J'aurais gravé sur les pierres,
Tous ces mots du temps d'hier,
Pour les réciter en prière,
À mes petits-enfants fiers.

Tous ces souvenirs disparus
Ne se retrouveront plus
Dans ces bouches ou sur les rues,
Histoires qui m'avaient tant plu.

Il me souvient que dans l'enfance,
Parfois je riais en leur présence.
Elles m'ont bien élevée mes tantes,
Sans Adrien et Constance.

© Mirabelle
Les fées des bois


Que les fées et les elfes nous emportent dans leur lieu,
Pour vivre de leurs chants des moments heureux,
Dans les forêts ou elles se réfugient,
Loin de ce monde ou les rêves sont de vie,
De leur musique elles nous rendent la vie plus belle,
En franchissant avec elles les portes du ciel
Hors du temps et de tous nos tourments,
Suivre les longs chemins,
Marcher en rêvant dans les sentiers,
En nous laissant bercer lentement,
Par leur grâce et leur indéniable beauté,
Demeurer dans ce monde et constamment rêver
Ces rêves nous apportent tant de joies,
Que le coeur et tout en émoi,
Partir avec la fée des bois,
Courir le long des lacs au travers des monts,
Chanter en criant fort nos mots longtemps,
Pour dire enfin à tous les êtres,
que ce que l'on voit est beau

©Tungaten
NUIT NOIRE


Nuit Noire

Sous le voile de la nuit
Tu t’approches doucement
Ta présence me ravit
Tout devient comme avant

Je te cherche tu me fuis
Je viens toucher le fond
Je t’appelle aucun bruit
Quelle en est la raison?

Je m’avance en lumière
Tu souris gentiment
Que tu es belle ma mère
Sur ce nuage blanc

Au bord de la fenêtre
Je te vois alanguie
Tout à coup dans ma tête
Ce geste de folie

Ton corps qui lâche prise
Vient de briser mon cœur
Je meurs je réalise
Que tu gis vers ailleurs

Je hurle je désespère
Au milieu de la nuit
Dis moi donc Ô ma mère
Ce que ça signifie ?

Peu à peu le réveil
Devient lourd au matin
J’ai rêvé une merveille
Devenue un pantin!

©Marie-Rose

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